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 [Artefacts] Ratamahatta, figurine vaudoue de Zul'Farrak

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Ajaxandriel
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MessageSujet: [Artefacts] Ratamahatta, figurine vaudoue de Zul'Farrak   Mar 16 Aoû - 10:25

Citation :

Par Ajaxandriel Givreciel

Il faut remonter à fin avril de l'an 31 pour se situer au début de cette histoire.

A l'époque je prenais encore mes marques dans l'immense campement orc d'Orgrimmar. Je veux dire, cette remarquable capitale foisonnante de monde et d'opportunités. Afin de poursuivre discrètement la mission que m'avait attribué le Cartel Gentepression, je pris contact avec un archéologue renommé dans la cité, Belloc Brillelame, travaillant pour le compte du Reliquaire. Il me reçut au Fort Grommash, où la Horde semblait lui avoir confié un bureau aux côtés de la délégation sin'dorei.

« Givreciel... Hm. J'ai entendu le haut-examinateur évoquer votre cas au détour d'une phrase anodine - pour ne pas dire sans aucune espèce d'importance.
Hm ? Vous fûtes son disciple ? J'ai lu une récente publication de Nemeth Oeil-de-Faucon où votre nom apparaît. Bien. Je suppose donc que vous avez du potentiel. Je vais vous former à quelques principes de base du métier.
Si vous ne contrariez pas les plans du Reliquaire, je pense que nous pourrons collaborer.
- Avec plaisir, monsieur Brillelame.
» répondis-je simplement.

Il me présenta de nombreuses cartes de sites de fouilles divers, dont certains activement prospectés par le Reliquaire, et d'autres d'importance bien moindre, qui semblaient être réservés aux... novices à roder aux expéditions lointaines - dont je devais faire partie...


J'acceptai cette tâche. Les nombreux fragments que je dus alors collecter à travers le monde, et qui ne faisaient que passer entre mes mains, m'apprirent tout de même beaucoup de choses, et je relevais patiemment des croquis de chaque nouvelle pièce un peu importante.


Au cours de ces pérégrinations, on me toucha un mot à propos d'artefacts trolls très intéressants présents massivement dans le sud-est de Kalimdor... Interrogeant Belloc sur ce point, ce dernier m'indiqua donc où mener de plus amples recherches.

« Vous savez, Givreciel, votre intérêt pour la culture trolle est un point que nous partageons. Je vais donc vous confirmer ce qu'on vous a semble-t-il révélé : certains sites trolls renferment en effet des fragments de statuettes, voire des figurines entières, dont le style a peu changé grâce à l'influence zandalari omniprésente. Je consentirai à vous indiquer où prospecter et même à laisser une telle figurine en votre possession, si par ailleurs vous menez quelques fouilles ici et là pour le compte du Reliquaire. »

L'aire d'étude : Tanaris, et son désert immense parsemé de ruines furie-des-sables. Cette civilisation avait entamé son déclin il y a des millénaires, enclavés dans une terre aride entre les elfes sauvages du nord et les qiraji du sud de Kalimdor.
Commençant mes recherches bibliographiques à Baie-du-Butin auprès de Garley Courlumière, l'émissaire du Reliquaire attachée au Cartel, l'occasion finit par se présenter d'entreprendre ce voyage vers Tanaris.

Une fois sur place, j'entamai la prospection des nombreuses ruines, utilisant les précieux guides, traductions et matériel du Reliquaire pour déchiffrer des indices ça et là. Nous étions déjà début juin.


Je constatai que la mise en garde de Revilgaz était avérée : le Reliquaire et la la Ligue des explorateurs s'affrontaient ouvertement sur certains sites.


Je compris que cette situation avait ses avantages et ses inconvénients.

Alors qu'Elfes de sang et Nains s'affrontaient, je pus sans mal m'infiltrer dans les ruines et m'emparer de tablettes pour le compte de la Ligue naturaliste.
D'un autre côté, les fouilles menées par les deux concurrents, précipitées voire bâclées, avaient endommagé de nombreuses structures, dont les précieuses tablettes.

Ce constat était un avant-goût de ce que j'apprendrai plus tard comme une devise Gobeline :
"Article 30: La guerre est bonne pour les affaires. Article 31: La paix est bonne pour les affaires."

Heureusement, en y passant le temps nécessaire je parvins à remonter correctement les fragments en céramique trolle pour reconstituer les tablettes.


Après avoir examiné les différentes tablettes des furies-des-sables, je compilai différentes sources pour les interpréter correctement.

Il était fait mention de nombreux rituels ancestraux et sanglants, visant à rendre hommage aux divinités locales, loas de la Mort, des vents, etc. Apparemment certaines de ces divinités - parmi les moins importantes - étaient simplement vénérées par le biais de fétiches ou statuettes en terres cuite qui présidaient alors à certaines cérémonies.

Une importante bibliographie fournie par le Reliquaire mentionne effectivement de nombreux travaux conduisant à la reconstitution de telles figurines enchantées et animées par la magie vaudou.

Il était clair qu'une telle découverte serait prisée par mes instructeurs du Reliquaire tout comme mes commanditaires du Cartel. Après plusieurs jours de travaux et tout en vaquant à d'autres occupations à Gadgetzan, j'organisai une expédition ayant pour cible la cité des sables, Zul'Farrak.

Le géologue, trésorier et prospecteur Macheferrac dirigea un assaut dont le but était essentiellement de faire diversion, pendant que j'infiltrerai la cité par les montagnes, rejoint par l'un des plus brillants infiltrateurs de la Ligue, le maître assassin Delenhill.


Je retrouvai discrètement ce dernier non loin de l'entrée de la cité en ruines, alors que l'alerte n'avait pas encore été donnée.



Nous nous concertâmes sur la route à suivre afin de ne pas attirer l'attention tout en rejoignant les sites où il était probable que des vestiges de ces fameuses figurines rituelles furent entreposés.


Quelques patrouilleurs épars furent mis hors-combat avec discrétion par Mr Delenhill, et je pus mener mes recherches dans les parties désertées de cette cité, en quête de nouveaux indices.


Ceux-ci nous menèrent à une caverne, pour ainsi dire déserte, qui semblait "taboue" : réservée à certains rituels et interdite aux profanes.


L'endroit n'inspirait pas confiance, une ambiance malsaine émanait littéralement de ce lieu... Mais je sentais que je touchais au but.


Un chaudron rituel y été encore en place, comme s'il devait mijotter en permanence. Les céramiques entreposées contenaient des traces de diverses substances minérales et végétales. Des poudres psychotropes, des venins gluants, des pigments...


Mais quelle ne fut pas notre surprise quand nous vîmes ces cages en palme tressée...


Dans lesquelles nous trouvâmes, en y prettant attention, les fameuses figurines enfermées !


Ces fétiches devaient être d'une valeur importante aux yeux des farrakis pour être ainsi protégées... Du moins, c'est ce que j'en conclus sur l'instant...


C'est alors que j'eus l'ambition de réaliser une reconstitution du rituel au cours duquel la figurine "prenait vie" pour accueillir l'esprit du loa.

Les conclusions sur mes dernières recherches me donnaient en effet une assez bonne idée sur certaines manières de procéder.


Les loas étant pour la plupart des esprits de défunts ancêtres élevés au rang de divinité pour tel ou tel aspect qu'ils étaient censés incarner, ils étaient donc invoqués via des rituels similaires à des cultes des morts.

Tout en bas de cette hiérarchie, les zombis, morts relevés pour continuer à servir les sorciers sous une forme momifiée, occupaient une place essentielle dans le fonctionnement des tribus des sables. Sans cette habileté à employer leurs morts, les furies-des-sables auraient probablement disparu depuis bien longtemps compte-tenu des nombreuses attaques qu'ils essuyaient.

Les tablettes de Tanaris mentionnaient, tout en haut du panthéon, le plus important des loas locaux : Mueh'zala, loa de la mort "fils du temps et père du sommeil". Cette divinité majeure était secondée par une myriade de loas mineurs dérivant de ces aspects principaux que sont la mort, le temps et le sommeil.


Les révélations de la Ligue, les documents de Brillelame et du Reliquaire, les récits d'Ouragan-bleu, les tablettes découvertes, les observations de terrain que j'étais en train de réaliser... Je disposais d'assez d'éléments pour cerner les caractères fondamentaux de certains de ces loas.

Il était temps de passer aux travaux pratiques...


Avec l'aide du maître-assassin, nous pûmes nous introduire dans une habitation troglodytique percée dans la falaise...


...et avoir une excellente vue d'ensemble sur la cité.


Alors que des bruits de combats commençaient à se faire entendre au loin, laissant supposer que Macheferrac avait donné l'assaut, nous nous rendîmes au niveau d'un autel où étaient placées de nombreuses offrandes.


Avec quelques difficultés je parvins à m'y hisser pour constater tout l'intérêt du lieu :


...des offrandes riches et variées rendaient possible l'accomplissement d'un rituel.

La présence d'un sorcier-docteur aurait été d'une grande aide, mais je voulus tout-de-même tenter l'expérience.


Je plaçai l'une des deux statuettes que nous avions récupérées dans une céramique consacrée.


Ne sachant comment prononcer correctement les incantations en troll, je dus me contenter de faire ce que ma famille savait faire de mieux depuis des générations : les inscriptions. C'est ainsi que je recopiai les glyphes trolls qui semblaient les plus pertinents dans la couche de sable qui recouvrait l'autel.


Alors que je traçais les dernières inscriptions, soudainement, toutes les flammes des bougies qui nous entouraient redoublèrent d'intensité. La cire fondait rapidement. Un tourbillon de sable entoura le récipient en céramique... les grains et les morceaux de viande séchée semblaient partir peu à peu en fumée noire. Monsieur Delenhill, témoin de la scène, semblait stupéfait lui aussi.

Et alors que j'étais distrait par le phénomène, je remarquai la vive lueur qui venait de prendre vie dans les yeux de la figurine...

« POURQUOI RÉVEILLES-TU RATAMAHATTA MEC ?! »



« Il est où le corps ? Tu me déranges pour rien ?! Et d'abord t'es qui ? pourquoi t'es aussi maigre, courbé en arrière, sans-dents...et pi’ ROSE, mec ??
- Mais, parce que je suis un elfe, petit être dans le fétiche.
- Je SAVAIS ça, tu me prends pour un second couteau ? Tu crois peut-être que Ratamahatta il sais pas qui ose entrer dans la cité des sables et profaner son nom ?!
- Tu es donc Ratamahatta ?
dis-je en jettant un oeil à mes relevés pour chercher le glyphe troll qui pourrait correspondre à son nom - he oui, je dois bien avouer que j'avais un peu réalisé ce rituel "en aveugle"...
- Évidemment ! T'as pas l'air très au courant pour un sorcier-docteur toi ! Et puis...depuis quand ce sont de ces sales kaldorei dans ton genre qui font les rituels !? Ça devient n'importe quoi cette tribu, sérieux !
- Je ne suis pas ka... Bah ! Eh, oui, bon, je débute hein. Essaye de m'aider un peu, grand et noble loa, au lieu de me reprocher d'être un débutant...
- Oké oké, ben déjà je vais te dire, t'as zéro, tu m'as dérangé pour rien, la momie elle est même pas prête.
- La momie ?
- Oui la momie. Elle est où la momie mec ? Là Ratamahatta il voit pas de momie. C'est parce que t'as pas amené la momie. T'as pas fait le boulot. Je peux rien pour toi.
- Hem... Je ne suis pas sûr de comprendre... J'aurais dû sacrifier une momie pour demander ton aide... Mais pourtant ? Tu es là, maintenant, non ?
- ... Oké... si je pige bien mon pote, tu m'as même pas fait revenir dans ce monde pour faire mon boulot ? Mais, pourquoi alors mec ?
- Je... suis un voyageur d'une contrée très lointaine, très très lointaine. Et j'essayais de comprendre ...hem, le rôle du fétiche pour...
- Mais JE SUIS LE FÉTICHE mec ! Écoute bien : je crois comprendre ce qu'il se passe, ici les mecs ils commencent à devenir relous. Ils me font bosser sur de plus en plus de momies. Ils commencent à bâcler de plus en plus les rituels. Ça m'a presque pas surpris de me faire invoquer aussi mal que tu l'as fait mec. Mais c'est pas le souci... Ratamahatta il a bien réfléchi, il veut plus bosser comme ça. Il veut plus être prisonnier des sorciers-docteurs. Tout ça ça part en vrille !
- Prisonnier ?...
- Ouais mon pote ! Comme toi t'as pas l'air d'être avec eux, tu t'en fiches, hein, tu vas me faire sortir ?
- Mais absolument, et j'y compte bien.
- Nickel nickel ! Bon écoute, j'ai deux-trois potes à moi à faire sortir aussi.
- Des esprits aussi ? ...désolé, je n'ai qu'une deuxième statuette...
- Oké ça ira, tant pis. On a bien réfléchi. Ils sont venus. Le loas avec eux ils ont a voulu discuter... Nous dire, le travail qu'on fait, il apporte rien. Que le mauvais œil il s'est abattu ! Qu'on ferait mieux de se barrer et le rejoindre. A la racine mec ! Mais à ce moment-là on a dit non. Et puis… Et puis tu vois, on a réfléchi. Maintenant ! Nous autres on est chaud pour se casser !
- Je... crois que je n'ai pas tout suivi... Mais je veux bien t'aider, petit être. Dis-moi quoi faire.
»

Le fétiche désigna le glyphe à remplacer par un autre dans le rituel, afin d'invoquer son "pote", un autre séide de leur dieu...
La seconde statuette fut réanimée de la même manière, mais l'esprit qui s'en était emparé était parfaitement silencieuse, soi-disant parce que libérer sa parole provoquerait un "grand désarroi".
Ces étranges esprits désignèrent un endroit où nous devions aller avant de quitter Zul'farrak. Un autre autel, un trône pour les chefs tribaux. Cet endroit permettrait de briser les chaînes magiques qui les reliaient à la cité. Sinon, impossible de les maintenir dans les figurines hors des murs.

Je plaçai donc tour à tour les fétiches dans une sorte de bassine surmontée d'une tête de serpent...
Ratamahatta me demanda de verser le contenu d'une jarre sur lui dans la bassine. Il se réjouit de recevoir le "précieux mojo"...ce qui ne semblait rien de plus que de l'eau... Je commençais à avoir des doutes sur le sérieux de cette mascarade. Puis il me demanda d'aller recueillir la flamme d'une des lanternes...


Je dus alors noyer la flamme dans cette eau.
La torche étouffa dans un "pchhht" violent... Toute la fumée qui s'en dégagea disparut, inhalée par le fétiche.


Le silence se fit. L'équipe de Macheferrac avait du terminer son incursion. Il ne fallait pas traîner...
Nous emportâmes les deux figurines habitées par leurs esprits. La cité semblait s'être figée, comme consternée par la fuite de ces deux esprits.



Je pris un repos bien mérité dans un camp du Reliquaire de la région. Le fétiche se montra plutôt coopérant, acceptant de me suivre dans mes déplacements de son plein gré... mais se refusait à m'en dire plus sur sa nature.


Plus tard, le hasard mettrait sur ma route un certain Jin'zua, un Troll gurubashi capable de communiquer avec les esprits, qui réussirait apparemment à en tirer plus de choses. En attendant, je rédigeais de nombreux rapports, dont celui-ci.
Le second fétiche fut confié à Staglir qui le fit examiner par un antiquaire, De Corbeaulieu.


De retour à Orgrimmar, je pus présenter le fruit de ces recherches à Belloc.

« Impressionnant. Non seulement vous avez pu découvrir une telle figurine enchantée, mais en plus celle-ci semble dotée d'une vraie personnalité. Je croirais presque à votre histoire de loa libéré... En tout cas, je vous félicite. Je m'assurerai que le Reliquaire vous reconnaisse le titre de Bachelier, Givreciel. »

Mais j'étais déjà loin. Ayant démontré ma capacité au Baron et au Cartel, j'étais dès lors nommé haut-examinateur de la Ligue.



Dernière édition par Ajaxandriel le Ven 13 Sep - 1:01, édité 3 fois
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